Projection & échange autour du documentaire L’éclipse de la lune rouge (76’ - Belgique)
Synopsis
Il se dégage de “L’éclipse de la lune rouge” une étonnante douceur. Étonnante car le projet, sur le papier, ne se prête pas à la sérénité : c’est sa mère mourante que la réalisatrice Caroline Guimbal a choisi de filmer, et de faire parler, traversant avec elle les multiples blessures de son passé. Difficile de rester insensible aux récits de cette femme malmenée par la vie, et surtout par les hommes : d’un mari absent à un compagnon abusif, de petits boulots à des emplois précaires, c’est une succession de malheurs qui se sont abattus sur elle, avec comme point final ce cancer, annoncé comme incurable.
Face à l’échéance créée par la maladie, la réalisatrice a voulu tourner sa caméra vers sa mère. Pas simplement pour saisir ses derniers mois, mais aussi pour comprendre, interagir, ressentir, se connecter. C’est notamment par cette démarche que “L’éclipse de la lune rouge” s’empreint de douceur : c’est un espace d’écoute et de médiation presque thérapeutique qui se crée autour de la conception du film, dont sa mère est une participante active, indiquant même comment le documentaire devrait se terminer. C’est aussi par la manière dont elle la filme : avec amour et bienveillance bien sûr, mais également avec admiration, cherchant à saisir un peu de sa magie.
Des interactions entre mère et fille, il se dégage quelque chose de lumineux. Enceinte de son fils au moment où elle apprend la mort imminente de sa génitrice, la réalisatrice fait de ses doutes et ses inquiétudes une matière mouvante et émouvante, à laquelle il est difficile de rester insensible. Une fois le film terminé, la douceur de “L’éclipse la lune rouge” apparaît, non pas comme un déni ou une relativisation des malheurs d’une vie, mais comme un acte de résistance face aux injustices.
★ Prix Fipresci à Dok Leipzig 2025
★ Prix du jury au Iran International Film festival Cinéma Vérité 2025
★ Prix du jury - Film belge au festival En Ville ! 2026
À propos de la réalisatrice
Diplômée d’un Master Image à l’IAD, en Belgique, Caroline Guimbal travaille comme réalisatrice et directrice photo pour la fiction et le documentaire depuis 2013. Elle axe son travail sur les rencontres et la recherche de langages pour filmer l’intime, convaincue que cet espace est politique.
Elle co-réalisé avec Léa Tonnaire le documentaire Il Fait Nuit Dehors, qui fait le portrait de trois de leurs amis Ukrainiens au destin atypique. Une immersion dans les mondes qu’ils se créent en déjouant l’absence de perspectives sociales.
Le film remporte le grand prix du festival Millenium de 2021. Elle signe la photographie de nombreux film dont récemment la fiction Dalva d’Emanuelle Nicot, sélectionnée à La semaine de de la Critique à Cannes, et pour laquelle elle remporte le prix de la meilleure première photographie au festival Camerimage.
Infos pratiques
Date & Heure : Lundi 16 novembre 2026 à 20h
Salle : Boudoir
Tarif : 10€ (prix tout public) | 5€ (pour les volontaires de Pass-ages et de Continuing care)
Organisation
L’association Pass-ages créée en 2022 : Maison de naissance et Maison de mourance au cœur d’un habitat groupé intergénérationnel
Pass-ages croit en la richesse d’un vivre ensemble harmonieux où la qualité de liens, de présence et d’accompagnement est au cœur de tous nos passages : la naissance, les étapes de la vie, la mort.
Événement en collaboration avec Continuing Care, qui est la toute première association de soins palliatifs à domicile de Belgique créée en 1984. Elle propose des soins continus à domicile visant le confort des personnes en fin de vie.
